Illustrations pour couvertures de romans
Voici des exemples de couvertures et quatrième de couvertures réalisées suite à la lecture des romans présentés. Car réaliser une couverture sans lire le roman, c’est comme choisir une couleur de peinture les yeux fermés. La couverture, c’est la première chose que verront les lecteurs et lectrices. Elle doit présenter l’ambiance du roman, faire ressortir le style de l’écrivain.e visuellement. Ces couvertures sont des projets personnels.

La femme coquelicot de Noëlle Châtelet
Résumé
Marthe a soixante-dix ans. On pourrait croire que ce n’est plus l’âge de la passion. Pourtant, elle va s’autoriser à la vivre avec Félix, l’homme aux écharpes multicolores, son aîné de dix ans… Une passion faite de l’émerveillement des âmes et aussi celui des corps.
Tout ce qu’une longue vie d’épouse et de mère ne lui a pas donné. Enfants et petits-enfants, qui l’avaient assez vite rangée à la rubrique «troisième âge» et «grand-mère gâteau,» devront assister à la métamorphose de Marthe en cette femme coquelicot , éclatante et fragile, toute au bonheur d’aimer et d’être aimée.
Graphisme
C’est un sujet tabou sur lequel la romancière de La Femme en bleu lève ici le voile, dans une époque où la vieillesse se voit intimer l’ordre d’être honteuse ou vaincue. Elle le traite avec une grâce, une émotion, un humour aussi, qui lui ont valu un accueil enthousiaste de la critique et du public.
Marthe vit comme une seconde jeunesse, elle se pare à nouveau pour séduire, elle se redécouvre. La danse illustre bien cette renaissance, habillée de sa jupe coquelicot, qui fait écho au titre, Marthe se remet en mouvement dans le jeu de l’amour.
La typographie choisie pour le titre est fleurie, pleine de déliés évoquant le romantisme. Les couleurs sont chaudes, avec ce rouge bordeaux en fond qui évoque bien entendu l’amour.
L’ensemble est énergique et montre avec douceur les bienfaits de l’amour.

Prodigieuses créatures De Tracy Chevalier
Résumé
Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces «prodigieuses créatures» dont l’existence remet en question toutes les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes, qui la cantonne dans un rôle de figuration.
Mary Anning trouve heureusement en Elizabeth Philpot une alliée inattendue. Celte vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d’une rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses Créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.
Graphisme
Mary et Elizabeth sont deux opposées. L’une vient de la ville, l’autre vit depuis toujours à Lyme, petite ville de bord de mer. Ce sont ces deux univers qui sont représentés sur la couverture, séparés par du papier déchiré. Cette déchirure illustre la relation chaotique entre les deux femmes. Mais elles se retrouvent autour des «curios», les fossiles. C’est cette passion commune qui les rassemble dans le roman et sur cette couverture.
Il peut être envisagé d’utiliser un effet en relief pour l’ammonite, afin de faire ressortir ses détails.

L’étourdissement de Joël Egloff
Résumé
Dans un lieu improbable, entre l’aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l’abattoir. C’est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. « On peut pas dire que c’est vraiment le boulot dont je rêvais… Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j’en ai des vertiges de cette longue hémorragie. « Il y a bien un peu d’amour, les filles à la pause, l’institutrice entrevue et dont il rêve, rêve, sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain… Ce serait le récit de la routine d’une vie ordinaire. Mais de ce quotidien absurde, l’auteur dessine un portrait à la fois sinistre et poétique, empreint d’un humour souvent cinglant et toujours discret. Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l’ambiance d’un conte généreux, plein d’espoir et d’humanité.
Graphisme
Le narrateur vit dans la brume. C’est l’élément principal du roman et de la couverture. Il est représenté à vélo, car c’est son moyen de locomotion. Il y a un aéroport sur l’île, avec la brume les avions rase de près les habitations et les habitants, le narrateur ne voit pas vraiment les avions, mais il les entend et voit la lumière des hublots.
Dans cette brume épaisse, beaucoup de personnes se perdent et s’endorment dans le fossé, c’est pour cela qu’on retrouve un second personnage allongé dans l’herbe.
L’ambiance de cette couverture se veut sombre, comme l’est l’univers du roman. Mais aussi douce, car l’auteur n’a pas lésiné sur son trait d’humour. La typographie choisie a du caractère, elle met en valeur l’écriture du roman.

L’huile d’olive ne meurt jamais de Sophie Chérer
Résumé
Le père d’Olivier vient de gagner un voyage en Sicile. Le jeune homme de 14 ans décide de profiter du séjour pour rencontrer une vieille aristocrate sicilienne dont une de ses camarades a parlé en cours.
Cette femme lutte depuis toujours contre la Mafia. Tous les hommes de sa famille ont été assassinés par l’organisation occulte. Depuis elle cultive seule, entourée d’une garde de policiers, 40 hectares d’oliviers.
Car personne n’ose lutter contre la mafia. Olivier décide de l’aider.
En parallèle on suit l’histoire de Delfina, jeune épouse sicilienne qui refuse que son homme se sacrifie pour la Cosa Nostra.
Graphisme
Dans le reflet d’une olive, une femme déterminée apparaît. C’est celle qui lutte contre la mafia et produit son huile d’olive seule. Les couleurs sont vives et chaudes pour faire écho à l’ambiance du roman.
Le titre est écrit à la main pour rappeler l’enfance, élément principal du livre.

Luke et Jon de Robert Williams
Résumé
Duerdale, bourgade paumée dans la campagne anglaise. Luke, treize ans, petit génie de la peinture, les yeux vert émeraude, vient de perdre sa mère et emménage avec son père dans une bâtisse à demi en ruine située dans les collines. Tiraillé entre sa peine et le chagrin de son père qui ne jure plus que par le whisky, Luke se lie d’amitié avec Jon, un véritable ovni au look désuet doté d’une mémoire extraordinaire, et souffre-douleur de l’école. Ensemble, ces êtres en perdition vont apprendre lentement à se reconstruire. Un roman poétique et juste, sur la perte d’un être cher et la différence.
Graphisme
Un cadre de tableau orne la couverture car Luke, le personnage principal, peint beaucoup. Il peint la colline sur laquelle sa nouvelle maison est installée, cette même maison qui est représentée dans le tableau.
Les couleurs sont vives pour contraster avec l’ambiance grise décrite dans le livre et insister sur la chaleur des personnages.
Les typographies choisies sont rondes et douces, comme les personnages principaux du roman.

La banquise de Jean-Pierre Chabrol
Résumé
Au pied du mont Lozère, dans un petit village cévenol, Clémence, dite «la Banquise», affronte farouchement, pour l’amour de son fils, toutes les tourmentes du XXe siècle Dévalant des cimes sauvages du mont Lozère, l’indomptable Clémence, superbe rousse de vingt ans, devient la buraliste de Bouscassel, village huguenot typique des Cévennes.
Graphisme
La banquise pose fièrement devant son tabac, l’oeuvre de sa vie, en arrière plan le mont Lozère veille sur les dernier beaux jours avant la guerre…

L’enquêteur de Philipe Claudel
Résumé
Vous êtes une sorte de médecin, n’est-ce pas ? — Pas vraiment…, murmura l’Enquêteur. — Allez, ne soyez pas si modeste ! » reprit le Responsable […]. « Rappelez-moi le but exact de votre visite ? — À vrai dire, ce n’est pas vraiment une visite. Je dois enquêter sur les suicides qui ont touché l’Entreprise. — Les suicides ? Première nouvelle… On me les aura sans doute cachés. Mes collaborateurs savent qu’il ne faut pas me contrarier. Des suicides, pensez donc, si j’avais été au courant, Dieu seul sait ce que j’aurais pu faire ! Des suicides ?
Graphisme
Dans cette couverture j’ai voulu retranscrire simplement l’univers brumeux et angoissant du roman, avec la démarche non-chalente de l’Enquêteur.
L’usine à contre-jour est angoissante. La typographie est sèche et
impactante, elle appuie le sentiment de froideur et d’angoisse de la
couverture.

Les huits montagnes de Paolo Cognetti
Résumé
« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. »
Pietro est un enfant de la ville. L’été de ses onze ans, ses parents louent une maison à Grana, au cœur du val d’Aoste. Là-bas, il se lie d’amitié avec Bruno, un vacher de son âge. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés. Dans cette nature sauvage, le garçon découvre également une autre facette de son père qui, d’habitude taciturne et colérique, devient attentionné et se révèle un montagnard passionné.
Vingt ans plus tard, le jeune homme reviendra à Grana pour y trouver refuge et tenter de se réconcilier avec son passé.
Graphisme
Dans ce roman, tout est lié aux montagnes que j’ai donc mises à l’honneur à travers le média de la carte. Avant chaque randonnée, le père du narrateur, puis le narrateur, consultent une carte puis y inscrivent leurs itinéraires. Un hommage à leurs itinérances partagées et à l’amitié brutale qui se soude entre les sommets rocheux.

Moi, Milanollo, fils de Stradivarius de Jean Diwo
Résumé
Si je vous dis que je m’appelle Milanollo, né en 1728 et fils d’Antonio
Stradivari, serez-vous étonné ? Peut-être pas. Mais si j’ajoute que je suis
un violon doué de parole, de souvenirs, d’émotions, sans doute plus. J’en
ai connu des aventures, en presque trois siècles d’existence : d’abord
baptisé Coucher de soleil par Jean-Sébastien Bach, puis offert au Régent,
j’ai fait vibrer la Pompadour comme Marie-Antoinette… Si les plus grands
artistes m’ont permis d’être ovationné dans le monde entier, il m’est arrivé
– hélas! – de vivre des moments douloureux. On a tué pour me dérober. La
Révolution m’a fait fuir dans les bagages du virtuose Viotti vers l’Angleterre,
où son confrère Dragonetti m’a ensuite envoûté, suivi par Paganini et la
grande Teresa Milanollo. Plus récemment, j’ai appartenu encore aux fameux virtuoses Christian Ferras et Pierre Amoyal. Et aujourd’hui ? Eh bien, moi qui ai pleuré aux drames que mes maîtres ont vécus et éprouvé des bonheurs indicibles, je vous laisse savourer mes derniers chants, dans la magie du coup de théâtre qui referme ce livre.
Graphisme
Stradivarius voyage majoritairement dans trois villes, c’est ce périple que j’ai choisi d’illustrer. Milan sa ville de naissance est représentée par le Duomo, Paris par l’évidente tour Eiffel, et Londres par le Tower Bridge. Ces éléments architecturaux se mêlent pour former un tout, associés à l’ouïe du violon, ils s’ancrent dans son histoire rocambolesque.
La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourvelat
Résumé
La Forêt de l’Oubli, le village des Parfumeurs, l’Île Inexistante… C’est un
voyage fabuleux qui va entraîner Tomek et Hannah, deux jeunes orphelins,
jusqu’au bout du monde. Trouveront-ils cette rivière qui coule à l’envers et
dont l’eau empêche de mourir ?
Ou bien autre chose qu’ils ne cherchaient pas ?
Une aventure émouvante et impressionnante … plutôt fabuleux !!
Graphisme
Tomek va réaliser un long voyage pour retrouver Hannah, en suivant son
instinct puis la rivière à l’envers, il traversera de nombreux paysages. Ce
sont ces paysages que j’ai illustré pour donner envie aux jeunes lecteurs
de se plonger dans cette aventure dépaysante. Le tout avec un graphisme
découpage-collage qui souligne la douceur du récit.

Le vol du frelon de Ken Follet
Résumé
Juin 1941. Le ciel appartient à Hitler. La plupart des bombardiers anglais tombent sous le feu ennemi. Comme si la Luftwaffe parvenait à détecter les avions… Les Allemands auraient-ils doublé les Anglais dans la mise au point de ce nouvel outil stratégique : le radar ? Winston Churchill, très préoccupé par la situation, demande à ses meilleurs agents d’éclaircir la situation, et de diriger leur enquête vers le Danemark, lieu probable du positionnement de l’engin. Harald, jeune Danois de dix-huit ans décidé à se battre contre l’occupant germanique, a découvert sur la base allemande de son île une drôle de machine. Sa découverte pourrait inverser le cours de la guerre. Mais à qui la révéler ? À qui peut-il faire confiance ? Harald en sait trop, il risque la mort. À bord du Frelon, son biplan de fortune, il va jouer sa vie pour transmettre son brûlant secret.
Graphisme
L’intrigue m’a donné envie d’illustrer le frelon lors de son envol en essayant d’échapper aux ennemis. L’ambiance est sombre pour montrer la tension du roman. Malgré tout l’illustration reste douce, car c’est un beau récit que nous a offert Ken Follet.
Un roman d’aventure à dévorer !
La mémoire des embruns de Karen Viggers
Résumé
Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d’Antarctique et le divorce qui l’a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l’a hantée durant des décennies menace d’être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne. La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d’amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse. Un roman envoûtant, promesse d’évasion et d’émotion.
Graphisme
Le phare est l’élément clé du roman, les intrigues ne s’y déroulent pas forcément, mais le souvenir de ce phare est bien là dans la mémoire des personnages et surtout de Mary. Il prône donc fièrement sur la couverture, c’est le titre qui vient l’illustrer soulignant les histoires et secrets qu’il renferme.
La deuxième piste est beaucoup plus simple, elle met en avant la mer sous forme de texture, laissant la place à l’imagination du lecteur.